Eddie Ladoire vu/e par Charlotte Laubard

« Nous proposons d'écouter le monde comme une vaste composition musicale - une composition dont nous serions en partie les auteurs » : cette profession de foi du théoricien et compositeur Raymond Murray Schafer est à la base du concept de « paysage sonore » qu’il développa à partir des années 1970. Les soundscapes incluent aussi bien des environnements existants que des constructions plus abstraites liées à la composition et au montage sonore. 

 

On retrouve dans la pratique artistique d’Eddie Ladoire une même appréhension holistique de l’élément sonore : en tant que phénomène physique et sensoriel, en tant qu’élément constitutif d’un environnement, et comme support d’énonciation et de narration. La plupart de ses créations suivent une même méthode : il s’agit de sons prélevés sur des sites (échos, vibrations, écoulements), d’autres plus immédiatement identifiables tels que des conversations, des mouvements du corps, des gazouillis, aboiements, moteurs de voiture… – avec des compositions plus abstraites qui trahissent la formation musicale électroacoustique de l’artiste. Si on reprenait la terminologie de Murray ...

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